DOMENICA OU LA DIABOLIQUE DE L’ART

Domenica Walter-Guillaume, alias Juliette Lacaze, cache une personnalité complexe dont l’existence est marquée par le crime et l’escroquerie. L’art n’est qu’un prétexte à ses ambitions qui la pousseront à côtoyer le beau monde parisien.
Elle fait la rencontre de Paul Guillaume, jeune critique d’art en vogue, qu’elle épouse. Ce dernier acquiert au fil des années une collection de chefs d’œuvres d’art contemporain (Picasso, Soutine, Utrillo, Modigliani…). Domenica collectionne, pour sa part, non pas les tableaux mais les hommes ! Le couple mène une vie fastueuse entre Paris, le Cap d’Antibes, Megève et Marrakech.
Domenica rencontre parallèlement Jean Walter, architecte de renommée, qui invite le couple à résider chez lui. La vie à trois s’installe très librement…
Paul Guillaume succombe étrangement des suites d’un ulcère mal soigné par sa femme. Ce dernier ne devait lui léguer sa collection qu’à la condition suspensive qu’elle lui donne un enfant. Domenica s’exhibe alors durant 9 mois avec un coussin sur le ventre tandis que son frère Jean Lacaze achète un enfant à l’assistance sociale. Jean-Pierre Guillaume, dit Polo, devient le fils de Domenica.
Jean Walter s’enrichit alors en devenant l’heureux propriétaire d’une mine au Maroc, la mine de Zellidja. Flairant la bonne affaire, Domenica demande le mariage !
Jean Walter meurt dans un accident pour le moins étrange et suspicieux une vingtaine d’années plus tard…
Dénuée de scrupules et de sentiments maternels, Domenica mandate son frère, Jean Lacaze, et son amant, le Dr Lacour, pour recruter un tueur à gages afin de supprimer son fils adoptif. Le tueur recruté, le Commandant Rayon, s’avère être un parachutiste, tout comme la victime, et il dénonce le stratagème. Le scandale est inévitable !
André Malraux, Ministre de la Culture lui aurait proposé un marché : l’impunité et pas de prison si elle « lègue » toute sa collection de tableaux à l’Etat …
Le 26 janvier 1966, l’inauguration du Musée de l’Orangerie a lieu…